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 Provence - Poterie - Faïence - suite

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Michèle

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MessageSujet: Provence - Poterie - Faïence - suite    Dim 17 Oct - 8:43


La faïence est plus élaborée que la poterie. Traitée au départ de la même manière qu'une poterie, tournée ou estampée, la pièce subit ensuite une première cuisson, le "dégourdi", qui donne le "biscuit"; puis elle est plongée dans un bain d'émail, qui est une sorte de verre à base de sable et de plomb broyé trés finement auquel on ajoute de l'étain dont la température de fusion est supérieure à celle des autres ingrédients.
Comme il ne fond pas à la cuisson, l'émail est opaque.
Lors du trempage, le biscuit encore poreux, absorbe l'eau et l'émail se dépose en une fine couche qui a la consitance du sucre glace.
C'est sur cette poudre que le peintre va poser son décor à l'aide d'un poncif.
Sa main doit être trés sure, puisque aucun "repentir" n'est possible.
Les couleurs employées sont celles d'oxydes - de cobalt pour le bleu, d'antimoine pour le jaune et l'orangé, de manganèse pour le violet et le brun, de cuivre pour le vert.
En réalité, les faïenciers provençaux employaient cs oxydes en mélange pour leur donner des couleurs plus raffinées comme les tons gris-vert ou marron glacé.
Les verts sont presque toujours un mélange de bleu et de jaune auquel était ajoutée une pointe de vert de cuivre.
Cette faïence de "grand feu" est ensuite cuite à 950°C.
Pour les faïences de "petit feu", la pièce, émaillée de blanc, est cuite sans le décor.
celui-çi est posé aprés. Les oxydes sont mêlés à de la térébenthine grasse qui leur permet d'adhérer à la glacure.
Une nouvelle cuisson à 700°C les fixe.
Cette température est suffisante pour que le décor s'accroche à l'émail, sans se fondre en lui, ce qui lui donne un leger relief. Cette technique permet l'emploi de couleurs plus toniques, comme le rose vif ou le vert vif.
Le vert est, cette fois, du cuivre que la basse température de cuisson permet de contenir dans son "chatiron".
Le rose, fait avec de l'or, est du "pourpre de "Cassius"
Quelques recettes sont arrivées jusqu'à nous : pour faire le pourpre, prenez des sequins de Venise à la marque de la Vierge que vous faites dissoudre dans de l'eau régale...
Ces sequins contiennent 92 % d'or et l'or, réputé inaltérable, est cependant dissout par le mélange d'acides chlorhydrique et sulfurique.
La pâte grise que l'on obtient au bout d'une quizaine de jours sert de peinture, mais c'est seulement au sortir du four que la couleur pourpre est enfin révélée.
Tout les oxydes, d'ailleurs, étaient gris lorsque le peintre les utilisaient; c'est toujours le feu qui révèle les couleurs.
A suivre...




Décor au tampon- Musée de Varages
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http://chinesdusud.blogspot.com/
 
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